Comment nourrir les chiots nouveau-nés en 2025 : guide complet

🇬🇧Read in English |🇪🇸Leer en Español | 🇧🇷Leia em português 

S’occuper de chiots nouveau-nés peut sembler insurmontable, particulièrement lorsqu’on endosse ce rôle pour la première fois. Que vous soyez éleveur, famille d’accueil ou propriétaire d’animal, il est essentiel de comprendre comment nourrir correctement ces petits êtres fragiles pendant leur période la plus critique – de la naissance jusqu’à environ 3-4 semaines. Dans ce guide, je couvrirai tout ce que vous devez savoir sur l’alimentation des chiots nouveau-nés, notamment les conseils essentiels, la résolution des problèmes d’alimentation et les meilleures pratiques pour garantir leur santé à long terme. Commençons !


  1. Pourquoi une nutrition appropriée est essentielle pour les chiots nouveau-nés
    1. Avant tout : le colostrum, c’est l’essentiel
    2. L’équilibre est essentiel : les nutriments sont importants
    3. L’hydratation : l’élément vital souvent négligé
  2. Comment évaluer les besoins alimentaires d’un chiot nouveau-né
    1. Commencez par les peser – tous les jours
    2. Observez leur comportement
    3. Voici comment les éleveurs peuvent tirer le meilleur parti de cette information :
    4. Vérifiez leurs ventres
    5. Surveillez les séances d’allaitement
    6. Évaluez la qualité des selles
  3. Méthodes d’alimentation pour les chiots nouveau-nés
    1. L’allaitement naturel
    2. L’alimentation au biberon
    3. L’alimentation réactive ?
    4. L’alimentation à la seringue
    5. L’alimentation par sonde
  4. Choisir le meilleur lait maternisé pour les chiots
    1. Pourquoi les laits maternisés sont nécessaires
    2. Ce qu’il faut éviter
    3. Comment préparer et conserver le lait maternisé
  5. Défis courants de l’alimentation et comment les résoudre
    1. Le chiot ne s’accroche pas au biberon
    2. Suralimentation ou sous-alimentation
    3. Du lait qui sort par le nez (Aspiration)
    4. Troubles digestifs (Diarrhée ou Constipation)
    5. Le chiot ne prend pas de poids
    6. Chiots faibles ou léthargiques
    7. Rejeté par la mère
    8. Alimentation trop rapide
  6. Surveiller la croissance et la santé des chiots nouveau-nés
    1. Pourquoi la surveillance est importante
    2. Suivez leur poids quotidiennement
    3. Les courbes de croissance néonatales : LE changement de donne
    4. Quand appeler le vétérinaire

Pourquoi une nutrition appropriée est essentielle pour les chiots nouveau-nés

Je peux vous dire que lorsque j’ai commencé à travailler avec des éleveurs de chiens, j’ai sous-estimé à quel point une nutrition appropriée pouvait faire ou défaire le départ dans la vie d’un chiot nouveau-né. Avec le temps, j’ai appris à mes dépens qu’il ne s’agit pas seulement de les nourrir suffisamment, mais de les nourrir de la bonne façon dès le premier instant.

Avant tout : le colostrum, c’est l’essentiel

Si vous ne le connaissez pas, le colostrum est le tout premier lait produit par la mère, et c’est véritablement de l’or liquide pour les chiots.

Non seulement il est rempli d’anticorps qui aident à stimuler leur système immunitaire – qui est pratiquement inexistant à la naissance – mais il fournit également des nutriments essentiels comme l’eau, des facteurs de croissance et des enzymes digestives.

Le colostrum :

– aide à l’élimination du méconium (les premières selles du nouveau-né),

– limite l‘hypoglycémie,

– protège contre l’hypothermie en fournissant de l’énergie,

– et soutient le transfert systémique de l’immunité.

Au fil des années, j’ai vu de nombreuses portées où les plus petits chiots qui avaient du mal à téter finissaient par lutter contre des infections ou, tragiquement, étaient les premiers à disparaître. Le manque d’apport en colostrum aurait certainement pu jouer un rôle majeur dans ces tristes histoires.

Gardez à l’esprit que les chiots doivent commencer à téter le plus tôt possible car l’absorption maximale du colostrum se produit environ 4 heures après la naissance et s’arrête entre 12 et 16 heures. Cette courte fenêtre est absolument cruciale – donc plus tôt sera le mieux.

Si un chiot ne tète pas ou si la mère ne produit pas assez de colostrum, un supplément de colostrum de haute qualité (voir le tableau ci-dessous pour mes suggestions) doit être donné dans les 16 premières heures après la naissance.

Et n’oubliez pas : les derniers chiots nés peuvent être plus à risque d’ingérer trop peu de colostrum, les mettant en danger de développer des problèmes de santé.

Vous pouvez envisager la « tétée alternée » pour vous assurer que les chiots plus faibles ou plus petits reçoivent leur juste part : retirez temporairement les frères et sœurs plus grands et plus forts pour que les plus petits aient un meilleur accès aux mamelles. Positionner manuellement les chiots plus faibles près des tétines peut également les aider à obtenir ce colostrum vital.

👉🏽 Pour mettre en œuvre cette technique efficacement, vous pouvez télécharger mon protocole détaillé ici.

Une autre stratégie précieuse est la création d’une « banque de colostrum ». Vous pouvez soigneusement traire le colostrum de la mère environ 24 heures après la mise bas, le congeler à environ -20°C (environ -4°F), puis le réchauffer à environ 30-35°C (86-95°F) avant de l’offrir aux nouveau-nés. C’est une excellente façon de fournir une immunité passive si, pour une raison quelconque, le colostrum frais de la mère n’est pas disponible ou si son approvisionnement est épuisé.

👉🏽 Pour des instructions détaillées sur la mise en place et l’entretien d’une banque de colostrum, vous pouvez télécharger mon protocole ici.

La qualité compte aussi. Le colostrum des différentes glandes mammaires peut varier, donc même si les chiots tètent au bon moment, ils pourraient ne pas obtenir assez de bonnes substances.

Malheureusement, chez les chiens, nous n’avons actuellement aucun moyen fiable et routinier de mesurer rapidement la qualité du colostrum (contrairement à certaines autres espèces où des réfractomètres sont utilisés). Néanmoins, si la qualité est médiocre – moins de 20g/L d’IgG pour les chiennes – les nouveau-nés peuvent présenter des signes cliniques comme l’hypoglycémie, l’hypovolémie, la perte de poids ou un déséquilibre acido-basique. Si vous remarquez ces signaux d’alarme, ils doivent être traités immédiatement.

Si le colostrum maternel n’est pas disponible, voici les alternatives que je considérerais aujourd’hui :

Plasma/Sérum canin ? Je ne recommande plus cette approche comme option de première ligne. Les effets bénéfiques sur la diversité du microbiome ont été démontrés dans des conditions où le plasma était administré tous les deux jours pendant toute la période de 56 jours après la naissance – un régime qui n’est pas très pratique pour la plupart des éleveurs. 

De plus, le plasma est souvent administré par voie sous-cutanée, ce qui entraîne fréquemment la formation d’abcès, ajoutant des défis supplémentaires. 

Les meilleurs spécialistes du domaine partagent ce point de vue, suggérant que les inconvénients l’emportent sur les avantages potentiels, bien que certaines personnes continuent de jurer par cette méthode. 

Pour ces raisons, je privilégierais d’autres alternatives plus pratiques, efficaces et moins susceptibles de causer des complications.
Poudre d’œuf hyperimmuneEnvisagez d’utiliser de la poudre d’œuf hyperimmune dérivée de poules pondeuses vaccinées contre des agents pathogènes spécifiques. 

Cette approche, déjà utilisée efficacement chez d’autres espèces, est également une option précieuse pour les chiens. 

Lorsqu’elle est disponible, elle mérite certainement d’être considérée, car des études ont démontré que ce type de supplémentation soutient une croissance saine chez les chiots nouveau-nés.
LactoferrineLorsqu’on parle de supplémentation en colostrum bovin, l’attention se porte souvent sur la lactoferrine, l’un de ses composants bioactifs clés. 

La lactoferrine est une protéine naturellement présente dans le colostrum et le lait, connue pour son rôle dans le soutien du système immunitaire. Elle aide à réguler les niveaux de fer dans le corps, inhibe la croissance des bactéries nocives et favorise le développement sain de l’intestin – des fonctions qui la rendent particulièrement précieuse dans la nutrition précoce. 

Bien que les suppléments de lactoferrine soient facilement disponibles et présentent un potentiel pour les soins aux chiots nouveau-nés, il n’existe actuellement aucune étude examinant spécifiquement leur utilisation dans ce contexte. 

Cependant, une étude intéressante chez les chatons a montré qu‘un aliment supplémenté en lactoferrine stimulait significativement leur système immunitaire. Il convient toutefois de noter que les chatons de l’étude étaient âgés de 2 à 3 mois, ce qui rend difficile de tirer des conclusions sur les effets sur les nouveau-nés. 

Cela dit, la lactoferrine reste un domaine de recherche intrigant, et ses avantages potentiels pour les chiots nouveau-nés méritent d’être explorés davantage.

L’équilibre est essentiel : les nutriments sont importants

Les chiots nouveau-nés sont comme de petites machines énergétiques, nécessitant environ 15 kcal pour 100g de poids corporel par jour. Pour mettre cela en perspective, c’est l’équivalent d’un humain adulte de 68 kg (150 lb) consommant bien plus de 10 000 kcal par jour – plusieurs fois plus qu’un régime adulte typique !

Leurs petits estomacs ne peuvent contenir qu’une quantité limitée à la fois, c’est pourquoi des repas fréquents sont essentiels, particulièrement durant les premières semaines. C’est beaucoup de travail, mais s’assurer qu’ils atteignent leurs besoins caloriques peut faire la différence entre prospérer et simplement survivre.

Très important : pour les chiots, il n’existe pas de substitut parfait au lait maternel.

Tout comme le lait maternel est la référence pour les nourrissons humains, le lait d’une chienne est uniquement formulé pour répondre à chaque besoin nutritionnel de ses chiots. Il fournit le mélange parfait de calories, protéines, graisses et nutriments essentiels.

Ne vous méprenez pas : les formules commerciales peuvent être une bouée de sauvetage quand le lait de la mère n’est pas disponible. Cependant, ce sont des options de second choix – elles ne peuvent pas encore reproduire complètement les bénéfices du lait naturel.

Optimiser la production de lait de la mère est crucial pour donner aux chiots le meilleur départ possible dans la vie, et j’ai écrit un article complet sur ce sujet – je vous encourage donc à le lire pour en apprendre davantage sur cet aspect crucial des soins aux chiots.

Je suis en mission pour tout apprendre sur l’élevage des chiens et des chats. Inscrivez-vous à ma newsletter pour suivre mon parcours et recevoir du contenu exclusif ainsi que des offres spéciales !

L’hydratation : l’élément vital souvent négligé

Les chiots nouveau-nés ne peuvent pas réguler leur température corporelle, et la déshydratation les frappe rapidement.

C’est un vrai problème car, quand on y pense, les chiots nouveau-nés sont constitués à plus de 82% d’eau ! J’ai travaillé avec des éleveurs de chiens qui ne réalisaient pas que des chiots même légèrement déshydratés pouvaient devenir léthargiques et arrêter de téter – créant un cycle dangereux difficile à briser.

Mais voici la partie délicate : les méthodes normales d’évaluation de l’hydratation, comme vérifier l’élasticité de la peau en la pinçant, ne fonctionnent pas chez les nouveau-nés malades !

C’est pourquoi il est crucial de s’appuyer sur des indicateurs supplémentaires.

Les pesées quotidiennes sont l’un des meilleurs outils que vous puissiez utiliser. Les chiots doivent prendre du poids chaque jour – c’est un signe clair qu’ils restent hydratés et reçoivent suffisamment de nutriments. Si la prise de poids stagne, c’est un signal d’alarme que vous ne pouvez pas ignorer.

Nous explorerons cela plus en détail plus loin dans le blog, mais la façon la plus efficace de surveiller la croissance d’un chiot nouveau-né est d’utiliser des courbes de croissance pour chiots nouveau-nés, que vous pouvez télécharger ici.

Le lait maternisé peut également faire toute la différence. Il fournit à la fois l’hydratation et les nutriments essentiels lorsque le lait de la mère n’est pas suffisant ou qu’un chiot a du mal à téter. Pour moi, c’est toujours la première chose à envisager lorsque nous voulons réhydrater un chiot nouveau-né.

Une chose à toujours garder à l’esprit : qu’il s’agisse du lait de la mère ou d’une formule commerciale, vous devez le réchauffer juste comme il faut. Environ 30-35°C (86-95°F) est idéal – assez chaud pour éviter un choc thermique mais assez frais pour préserver les composés bioactifs qui favorisent une croissance saine.

Et quoi que vous fassiez, évitez le micro-ondes ! Le chauffage au micro-ondes peut détruire ces nutriments essentiels dont les chiots ont besoin.

Voici un tableau résumant les meilleures façons de réhydrater un chiot nouveau-né, ainsi que leurs avantages et inconvénients :

Méthode DescriptionQuand l’utiliser Considérations importantes
Réhydratation oraleLes liquides sont administrés par voie orale, à l’aide d’un biberon, d’une seringue ou d’une sonde oro-gastrique.Pour les cas légers de déshydratation lorsque le chiot est normothermique et a une fonction intestinale normale.C’est mon approche préférée. Ne pas utiliser chez les chiots hypothermiques ou en l’absence de bruits intestinaux.

Les liquides doivent être réchauffés à 30-35°C

Utiliser une sonde oro-gastrique pour les chiots ayant un réflexe de succion faible ou absent. 
Fluides sous-cutanésLes liquides sont injectés sous la peau, souvent avec une solution d’électrolytes équilibrée. Pour une déshydratation légère à modérée lorsque l’accès intraveineux est difficile. C’est une méthode fréquemment utilisée mais ce n’est PAS ma préférée.Le meilleur liquide pour corriger une déshydratation légère à modérée est une solution d’électrolytes équilibrée. 

Utiliser des techniques stériles.

Cependant, bien que les fluides sous-cutanés soient absorbés, le processus n’est pas aussi rapide qu’avec d’autres voies.

C’est pourquoi ils ne sont PAS le meilleur choix pour les besoins urgents de réhydratation. 

La réhydratation orale devrait être préférée dans ces cas.
Fluides intraveineuxLes liquides sont administrés directement dans une veine, à l’aide d’un cathéter.Pour les chiots sévèrement déshydratés ou hypovolémiques, ou ceux présentant des déficits de perfusion.Idéal pour une réhydratation agressive.Cette méthode peut être difficile à utiliser avec des chiots très petits ou déshydratés.
Fluides intra-osseuxLes liquides sont administrés directement dans la moelle osseuse à l’aide d’un cathéter.La voie préférée pour la thérapie liquidienne lorsque l’accès IV n’est pas disponible. Utiliser un cathéter de taille appropriée.

C’est bien évidemment un acte vétérinaire.
Fluides intrapéritonéauxLes liquides sont administrés dans la cavité abdominale. Peut être utilisé si les autres voies ne sont pas possibles. Cette voie peut être moins efficace et n’est généralement pas préférée par rapport à l’IV ou l’IO.

Comment évaluer les besoins alimentaires d’un chiot nouveau-né

Quand il s’agit de chiots nouveau-nés, comprendre leurs besoins alimentaires peut ressembler à la résolution d’un mystère, surtout si vous débutez. Je l’admets, à mes débuts avec les éleveurs, je me fiais souvent à l’intuition. Grosse erreur. Les chiots sont des créatures minuscules et fragiles, et ne pas repérer les signes de sous-alimentation (ou de suralimentation) peut avoir de graves conséquences. Voici ce que j’ai appris au fil des années sur l’évaluation et la satisfaction de leurs besoins alimentaires.

Commencez par les peser – tous les jours

La première et la plus fiable façon d’évaluer les besoins alimentaires d’un chiot est de suivre son poids. Les chiots doivent prendre du poids quotidiennement – c’est leur façon de nous montrer qu’ils prospèrent. Si la balance indique le contraire, c’est un signal d’alarme important. Je me souviens d’une portée où un chiot semblait parfaitement bien – actif, joueur – mais quand nous l’avons pesé, il n’avait pas pris un gramme en trois jours. Il s’est avéré que ses frères et sœurs plus forts monopolisaient tout le temps de tétée. Cette petite balance ? Elle lui a littéralement sauvé la vie.

Voici donc le principe : la surveillance quotidienne du poids est non négociable.

Une balance de cuisine digitale qui mesure en grammes (car chaque gramme compte !) est votre meilleure alliée ici. Notez ces chiffres religieusement dans un carnet ou une fiche d’évaluation. Le suivi vous aide à repérer les tendances subtiles avant qu’elles ne se transforment en urgences.

Lors du choix d’une balance, assurez-vous qu’elle répond à ces deux exigences :

1. Elle doit être précise à ±1 gramme près.

2. Elle doit avoir une plage de pesée d’au moins 50 à 500 grammes.

👉🏽 Je recommande de commencer avec des balances de cuisine (comme celle-ci), mais pour une précision sérieuse, envisagez cette balance de laboratoire, parfaite pour suivre le poids des chiots jusqu’à 5kg.

Conseil de pro : Si vous êtes habitué à peser en onces, il est préférable de passer aux grammes pour les chiots nouveau-nés car les grammes offrent des mesures plus petites et plus précises, permettant de suivre même les plus petits changements de poids qui sont cruciaux pour leur santé.

Si le poids d’un chiot stagne – ou pire, chute – il est temps d’agir.

L’absence de prise de poids peut signaler des problèmes graves comme l’hypoglycémie ou même des problèmes de santé sous-jacents. Une intervention précoce peut faire toute la différence.

Qu’il s’agisse de compléter avec un substitut de lait, d’améliorer l’accès à la tétine, ou de consulter votre vétérinaire, n’attendez pas – agir rapidement peut sauver des vies.

Comme je l’ai évoqué dans de précédents blogs, mon approche consiste d’abord à optimiser l’environnement du chiot et à fournir une supplémentation avec un substitut de lait. S’il n’y a pas d’amélioration dans les 24 heures, il est temps de consulter votre vétérinaire.

Conseil de pro :

– Pesez vos chiots à la même heure chaque jour pour plus de cohérence.

– Gardez un œil sur le plus petit de la portée – ils sont souvent les premiers à avoir des difficultés.

– Prenez des notes non seulement pour repérer les problèmes mais aussi pour célébrer les progrès. Voir ces petits chiffres augmenter est l’une des parties les plus gratifiantes du processus !

Observez leur comportement

Les chiots affamés sont difficiles à ignorer – ils pleurent, se tortillent et cherchent désespérément une tétine.

Un chiot calme, silencieux et qui dort est souvent un chiot bien nourri, mais ne vous y trompez pas – le calme ne signifie pas toujours le contentement.

Parfois, les chiots sous-alimentés deviennent si faibles qu’ils arrêtent complètement de pleurer. Je l’ai appris à mes dépens : j’ai vu quelques chiots, les plus petits de leur portée, que l’on croyait simplement « faciles à vivre ». En réalité, ils étaient gravement sous-alimentés et dangereusement proches de l‘hypoglycémie.

Alors ne vous fiez pas uniquement à leurs pleurs. Cela ne devrait être qu’une partie de votre processus de surveillance.

Maintenant, voici quelque chose de fascinant : les pleurs des chiots ne sont pas que du bruit – ce sont des signaux vitaux.

La recherche montre que les gémissements d’un chiot influencent directement le comportement de sa mère.

Les chiennes sont programmées pour répondre plus intensément aux pleurs de leurs propres chiots, augmentant souvent leurs soins en fonction de la tonalité et de l’urgence du son. Et les éleveurs de chiens peuvent utiliser cette connaissance pour s’assurer que les chiots et les mères prospèrent.

Voici comment les éleveurs peuvent tirer le meilleur parti de cette information :

Surveillez les soins maternelsPortez une attention particulière à la façon dont une chienne réagit aux vocalisations de ses chiots.

Une mère en bonne santé répond instinctivement aux pleurs par des actions nourricières comme lécher, pousser doucement ou repositionner ses chiots.

Si elle ne réagit pas – ou pire, ignore ses chiots – il est peut-être temps d’intervenir ou de réévaluer son aptitude à l’élevage.
Repérez les chiots à risque Les gémissements aigus proviennent souvent des chiots plus petits ou plus faibles.

Ces vocalisations peuvent signaler un besoin d’attention supplémentaire, qu’il s’agisse d’une alimentation complémentaire, de chaleur supplémentaire, ou des deux.

Identifier et répondre à ces signaux tôt peut faire toute la différence.
Évaluez les reproducteursLes mères qui ne répondent pas aux pleurs de leurs chiots – ou montrent une préférence pour des chiots adoptés plutôt que les leurs – peuvent ne pas être des candidates idéales pour l’élevage futur.

Sélectionner des chiennes avec de forts instincts maternels améliore le bien-être général et la survie des futures portées.
Expérimentez avec des enregistrementsBien que ce soit encore un concept émergent, l’utilisation d’enregistrements des pleurs de chiots pourrait aider à évaluer les instincts maternels d’une chienne.

Si elle réagit positivement à la lecture des gémissements de ses propres chiots mais ignore les pleurs de chiots étrangers, c’est un bon signe qu’elle est en harmonie avec sa portée.

Voici un autre point important : le silence n’est pas d’or dans la caisse de mise bas.

Les chiots qui ne pleurent pas quand ils ont froid, faim ou sont en détresse peuvent être trop faibles pour faire du bruit. De même, si la chienne ne répond pas quand les chiots vocalisent, cela pourrait signaler des problèmes maternels ou de santé plus profonds.

Restez toujours vigilant et prêt à intervenir.

Vérifiez leurs ventres

Le ventre d’un chiot bien nourri doit être légèrement arrondi – ni trop tendu ni ballonné.

Appuyez doucement sur leur abdomen ; il doit être ferme mais pas dur. Si le ventre est plat ou creux, c’est un signe clair qu’ils ne mangent pas assez. À l’inverse, un ventre dur comme de la pierre peut signaler une suralimentation ou des troubles digestifs.

Voici un conseil : en cas de doute, comparez le ventre d’un chiot bien nourri à celui qui semble sous-alimenté – parfois, ce contraste côte à côte est le moyen le plus simple de repérer un problème.

Ce qui me fascine, c’est le lien avec les recherches sur les porcelets, particulièrement ceux affectés par le “retard de croissance intra-utérin“. Les études révèlent que ces porcelets ont non seulement une capacité stomacale plus petite par rapport aux porcelets normaux, mais leurs estomacs sont également moins fonctionnels, ce qui signifie qu’ils ne soutiennent pas aussi efficacement la santé digestive.

Les chiots, en particulier ceux de petit poids à la naissance ou prématurés, pourraient partager des défis similaires.

Cela signifie que pour ces chiots, la quantité et la fréquence des repas doivent être ajustées. Ils doivent être nourris en plus petites quantités pour tenir compte de leur capacité stomacale réduite et plus fréquemment pour compenser leur digestion moins fonctionnelle.

Une chose à retenir : la capacité stomacale d’un chiot nouveau-né est d’environ 4mL/100g mais vous ne voulez pas les nourrir près de cette quantité (plus de détails dans les sections suivantes).

En effet, la suralimentation peut étirer leur estomac et conduire à des problèmes à long terme – en particulier la diarrhée de surconsommation.

Que ce soit au biberon ou par sonde, visez plutôt une légère sous-alimentation – les chiots qui tètent s’arrêtent généralement quand ils sont rassasiés, mais ceux nourris par sonde dépendent de nous pour décider du volume. Il est bien préférable d’offrir des repas plus petits et plus fréquents que de risquer des troubles digestifs par suralimentation.

Donc, lorsque vous nourrissez, vérifiez toujours leur ventre après. Il doit paraître plein mais pas bombé. C’est un exercice d’équilibre, mais vos mains et vos capacités d’observation deviendront rapidement vos meilleurs outils. Faites-moi confiance – une fois que vous commencez à prêter attention à ces détails subtils, l’alimentation devient naturelle.

Surveillez les séances d’allaitement

Dans les premiers jours, les chiots nouveau-nés doivent téter toutes les 2 à 3 heures. Si vous êtes éleveur, il n’y a pas de surveillance excessive à ce stade – observez attentivement pour vous assurer que les chiots s’accrochent fermement et tètent activement. Une prise faible, des pauses fréquentes ou le fait d’être repoussé par les membres de la portée pourrait signifier qu’un chiot ne reçoit pas assez de lait.

Étapes pratiques pour les éleveurs pendant les 3 premiers jours

Attendez-vous à un allaitement presque continuPendant les premières 72 heures, les mères devraient allaiter presque sans arrêt
Observation directePassez du temps à observer chaque séance d’allaitement.

Recherchez une déglutition rythmique et une prise forte.

Les chiots qui semblent désintéressés ou ont du mal à s’accrocher nécessitent une attention immédiate.
Prenez des notesNotez les chiots qui ne s’accrochent pas correctement, semblent plus faibles ou paraissent exclus par leurs frères et sœurs.

Au-delà des premiers jours

Au fur et à mesure que les chiots grandissent, leurs habitudes d’allaitement vont naturellement évoluer. Voici comment vous pouvez garder une longueur d’avance :

Vérifications régulièresPendant les trois premières semaines, vérifiez les chiots et la mère toutes les quelques heures pendant la journée.

La fréquence d’allaitement nocturne peut diminuer légèrement à mesure que la mère et les chiots s’adaptent.
Surveillance vidéoSi possible, utilisez une caméra pour surveiller les séances d’allaitement pendant la nuit.

Cela vous permet de suivre à la fois la fréquence et la durée sans déranger la portée.

Les outils vidéo peuvent fournir des informations précieuses sur le comportement maternel sur une période de 24 heures.
Reconnaissez les changements normaux Vers deux semaines environ, l’indépendance des chiots augmente, et la mère peut commencer à interrompre les séances d’allaitement.

C’est normal, mais restez vigilant pour tout chiot qui semble prendre du retard.

À l’écoute des gémissements

Une observation intéressante : comme mentionné plus tôt dans ce blog, les mères sont très réceptives aux gémissements de leurs chiots, en particulier les plus aigus, qui proviennent souvent des chiots plus faibles ou plus petits. Prêtez attention aux chiots qui pleurent le plus – cela pourrait indiquer qu’ils ne tètent pas efficacement.

Points clés pour une élevage réussi des chiots

  • Consacrez plus de temps à surveiller l’allaitement pendant les trois premiers jours.
  • Utilisez la surveillance vidéo comme outil pour une meilleure observation non invasive.
  • Soyez prêt à compléter l’alimentation si nécessaire
  • Surveillez les variations individuelles dans la fréquence et la durée de l’allaitement. Certains chiots peuvent naturellement téter moins, mais la cohérence est essentielle.

Évaluez la qualité des selles

Oui, les selles sont importantes. Les selles d’un chiot peuvent vous en dire beaucoup sur sa santé et sur l’adéquation de sa nutrition.

Des selles saines sont molles mais formées. Des selles liquides et aqueuses pourraient indiquer une suralimentation, tandis que des selles dures ou peu fréquentes pourraient signaler une sous-alimentation ou une déshydratation. Ce n’est pas glamour, mais la surveillance de la qualité des selles peut être l’un des outils les plus importants pour maintenir les chiots en bonne santé.

Très important : si vous ne voyez pas de selles de vos chiots nouveau-nés, ce n’est pas nécessairement un problème – la défécation est un réflexe stimulé par la mère qui lèche leur zone périnéale, et elle mange souvent les selles. Vérifiez plutôt leurs ventres ; si quelque chose ne va pas ou si la mère ne fait pas son travail, leurs ventres sembleront anormaux.

Comprendre l’importance du méconium

Les premières selles qu’un chiot émet, appelées méconium, sont cruciales pour leur évaluation initiale de santé.

Le méconium est généralement vert foncé à noir, visqueux, et doit être évacué dans les 24 premières heures après la naissance. S’il est retardé ou absent, cela pourrait indiquer un problème nécessitant une attention vétérinaire.

La transition du méconium aux selles normales du chiot est également un signe clé d’une bonne digestion. Vous voulez voir les selles passer d’une consistance visqueuse à une consistance molle jaune moutarde à mesure qu’ils grandissent.

La qualité des selles comme indicateur de santé

La surveillance de la qualité des selles ne s’arrête pas après le méconium. L’observation de la couleur, de la consistance et de la fréquence des selles d’un chiot vous donne des indices vitaux sur sa digestion et sa santé globale.

Voici quelques conseils simples :

  • Adaptation : Surveillez les transitions des selles. Les selles normales des chiots doivent passer du vert-noir foncé (méconium) au jaune et mou.
  • Surveillance : Notez la couleur, la consistance et la fréquence des selles pour chaque chiot. Prêtez attention à tout signe de diarrhée ou de constipation.

L’hygiène n’est pas négociable

La propreté dans les soins néonatals ne concerne pas seulement l’esthétique – il s’agit de prévenir les infections qui pourraient rapidement devenir mortelles. Gardez la caisse de mise bas propre et sèche, lavez-vous les mains avant de manipuler les chiots, et stérilisez l’équipement d’alimentation si vous complétez leur régime.

Je suis un fervent partisan du nettoyage ponctuel dans le cadre de l’hygiène.

C’est une solution miracle pour garder les choses sous contrôle sans stresser la mère ou les chiots. Vous pouvez consulter mon protocole de nettoyage ponctuel pour les soins de maternité ici.

Méthodes d’alimentation pour les chiots nouveau-nés

Nourrir des chiots nouveau-nés peut ressembler à une opération à haut risque, particulièrement si la mère n’est pas capable d’allaiter ou si vous gérez une grande portée. Au fil des années, j’ai travaillé avec d’innombrables éleveurs et j’ai appris que bien que les méthodes d’alimentation puissent sembler simples, chacune comporte ses propres nuances et défis. Permettez-moi de vous guider à travers les méthodes les plus courantes et de partager quelques leçons que j’ai apprises en cours de route.

L’allaitement naturel

Quand il s’agit de nourrir des chiots nouveau-nés, l’allaitement par leur mère est la référence absolue. Et c’est fascinant de voir comment quelque chose d’aussi basique que la façon dont les chiots tètent peut façonner leur croissance et même leur comportement plus tard.

Comprendre les positions d’allaitement

Saviez-vous qu’il y a plus dans l’allaitement que le simple fait de s’accrocher ? La position qu’une mère adopte pendant l’allaitement peut influencer le développement des chiots de manière surprenante :

Allaitement ventralIci, la chienne s’allonge à plat sur son ventre, offrant un accès facile à ses mamelles. 

C’est une configuration confortable pour tout le monde, mais comme les chiots n’ont pas besoin de travailler aussi dur pour se nourrir, cela peut limiter certaines des compétences de résolution de problèmes qu’ils développeraient dans une position plus exigeante.
Allaitement verticalDans cette configuration, la chienne s’assoit ou se tient debout, obligeant les chiots à travailler plus dur pour atteindre ses mamelles. 

Cet effort pourrait encourager l’indépendance et la résilience – des traits clés pour les chiens de travail ou les animaux de compagnie aventureux.
Allaitement jour vs nuit Les mères varient souvent les positions selon le moment de la journée, préférant s’asseoir pendant les heures de jour et s’allonger à plat la nuit.

Comment les éleveurs peuvent utiliser cette connaissance

Comprendre ces positions donne aux éleveurs un avantage dans le façonnement du développement futur de leurs chiots. Voici comment vous pouvez mettre cela en pratique :

Observez les tendancesRegardez les habitudes d’allaitement de votre chienne. Est-elle toujours allongée, ou préfère-t-elle s’asseoir occasionnellement ? 

Prêtez attention à la façon dont ces positions peuvent affecter chaque chiot – certains peuvent mieux prospérer dans une configuration que dans une autre.
Encouragez la variétéBien que vous ne puissiez pas forcer une chienne à adopter une position spécifique, vous pouvez influencer son choix. 

Ajustez la litière dans la caisse de mise bas pour favoriser certaines postures. 

Une litière plus plate pourrait l’inciter à adopter une position verticale, tandis qu’une litière plus douce et moelleuse invite à une position ventrale.

Conseils pratiques pour les éleveurs

Si vous vous demandez par où commencer, voici quelques stratégies pratiques :

Réaménagez la caisse de mise basIncluez différentes textures de surface et couches.

Un mélange de litière douce et ferme encouragera naturellement une variété de positions d’allaitement.
Complétez si nécessaireSi la chienne favorise fortement la position allongée, assurez-vous que les chiots plus petits ou à croissance plus lente reçoivent une attention supplémentaire.

L’alimentation manuelle ou le lait de complément pourrait être nécessaire pour leur développement.
Utilisez la surveillance vidéoCe n’est pas juste pour les images mignonnes !

Observer les séances d’allaitement en vidéo aide à repérer les motifs et à voir quels chiots pourraient avoir besoin d’un soutien supplémentaire.
Passez au niveau supérieurAjouter une petite plateforme ou une section surélevée dans la caisse de mise bas pourrait inciter la chienne à s’asseoir ou se tenir debout, donnant aux chiots ce défi supplémentaire pendant l’alimentation.

Pourquoi c’est important

La façon dont les chiots tètent n’affecte pas seulement leur prise de poids – elle peut façonner leurs futures personnalités. Les chiots qui travaillent plus dur pour se nourrir peuvent devenir des chiens plus indépendants et résilients, ce qui pourrait être un changement de donne pour les éleveurs axés sur le travail ou la performance.

L’alimentation au biberon

Lorsque l’allaitement naturel n’est pas une option, l’alimentation au biberon est souvent la solution de prédilection.

Elle vous permet de suivre la quantité de lait que chaque chiot reçoit et garantit qu’ils répondent à leurs besoins nutritionnels. Mais voilà : l’alimentation au biberon n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air, et il y a quelques points clés que les éleveurs doivent garder à l’esprit.

Tous les biberons ou tétines ne sont pas créés égaux. Les chiots ont besoin d’une tétine adaptée à leur petite bouche, et le débit doit être lent pour éviter l’aspiration (le lait qui entre dans les poumons).

Pourquoi l’alimentation au biberon nécessite des soins supplémentaires

La recherche sur les nourrissons prématurés humains éclaire certains défis potentiels de l’alimentation au biberon qui peuvent également s’appliquer aux chiots. Par exemple, l’alimentation au biberon nécessite un mécanisme de succion différent par rapport à l’allaitement naturel. Les chiots, comme les nourrissons humains, pourraient s’habituer au flux artificiel du lait, ce qui pourrait rendre plus difficile le retour à l’allaitement.

Les éleveurs doivent également prêter attention au risque d’hygiène inappropriée lors de l’alimentation au biberon. Les biberons et les tétines peuvent abriter des bactéries s’ils ne sont pas nettoyés soigneusement après chaque utilisation. Les chiots sont très vulnérables aux infections, donc des protocoles stricts de désinfection sont essentiels.

Comment nourrir les chiots au biberon en toute sécurité

Voici un guide étape par étape pour nourrir les chiots au biberon qui prend en compte ces préoccupations :

  • Réchauffez le lait maternisé à environ 36,5-38°C (98-100°F) – aussi proche que possible de la température corporelle du chiot.
  • Positionnez le chiot naturellement en le tenant sur son ventre. Ne le nourrissez jamais sur le dos, car cela peut provoquer l’écoulement du lait dans ses poumons.
  • Laissez le chiot téter à son propre rythme. Évitez de presser le biberon avec force – une alimentation douce et régulière est l’objectif.

Meilleures pratiques pour imiter l’allaitement naturel

Pour minimiser les problèmes potentiels comme la “confusion du mamelon” (un terme issu des études humaines qui peut s’appliquer librement ici), choisissez un biberon et une tétine qui imitent au plus près le mouvement naturel de tétée du chiot. Cela les aide à coordonner la succion, la déglutition et la respiration – une compétence essentielle pour une alimentation saine.

Conseils supplémentaires pour réussir :

  • Observez les signaux d’alimentation comme l’agitation, le fouissement ou les gémissements doux. Répondre à ces comportements plutôt que de s’en tenir rigidement à un horaire peut améliorer les résultats de l’alimentation.
  • L’hygiène est essentielle – désinfectez tout l’équipement après chaque séance d’alimentation pour prévenir les infections.
  • Surveillez attentivement les chiots pendant et après l’alimentation pour vous assurer qu’ils tètent correctement et n’ont pas de difficultés à avaler ou à respirer.

Quelle quantité donner

Concernant l’alimentation au biberon des chiots nouveau-nés, deux facteurs clés à déterminer sont la quantité à donner et le nombre de séances d’alimentation par jour. Commençons par la quantité – un point que j’ai déjà abordé plus tôt dans ce blog.

Pour déterminer la quantité à donner, rappelez-vous cette règle d’or : les chiots nouveau-nés ont besoin d’environ 150 kcal par kilogramme de poids corporel par jour.

Avec ce chiffre en tête, l’étape suivante consiste à connaître la teneur calorique de votre lait maternisé choisi. Cette information est essentielle – si elle n’est pas indiquée sur l’emballage, n’hésitez pas à contacter le fabricant. Ils sont généralement heureux de la fournir, et honnêtement, cela vaut l’effort supplémentaire.

Une fois que vous avez ces données, vous pouvez calculer combien de millilitres de lait maternisé vous devez donner au chiot quotidiennement. La formule est un calcul simple : divisez les calories requises par la densité calorique du lait (calories par millilitre).

Bien sûr, vous pouvez vous fier aux directives d’alimentation fournies avec le lait maternisé, mais si vous voulez une précision parfaite, faire le calcul vous-même garantit que vous répondez aux besoins spécifiques du chiot.

Conseil de pro : Les chiots grandissent vite, alors ajustez les quantités à mesure que leur poids change pour suivre leurs besoins nutritionnels. Et rappelez-vous, la suralimentation peut être aussi nocive que la sous-alimentation, alors visez le juste milieu en fonction de leur poids et de leur âge.

Combien de repas

Maintenant, passons à une question super importante et pratique : combien de fois par jour doit-on nourrir un chiot au biberon ? Savoir cela fait toute la différence pour maintenir ces petits en bonne santé et prospères.

Voici l’approche que j’utilise (et elle fonctionne à merveille) :

1ère semaine de vie 8 repas par jour (oui, c’est toutes les 3 heures – les chiots nécessitent des soins 24h/24 à ce stade).
2ème semaine de vie5 repas par jour (environ toutes les 4-5 heures – un peu plus de répit mais toujours fréquent).
3ème semaine de vie 4 repas par jour (toutes les 6 heures environ).
4ème semaine de vie (si nécessaire) 4 repas par jour (bien que le sevrage commence généralement ici, l’alimentation au biberon peut encore combler les lacunes si nécessaire).

À la 4ème semaine, j’aime généralement introduire le sevrage, mais il n’y a pas de règle absolue. Certains chiots font une transition en douceur, tandis que d’autres peuvent encore avoir besoin d’un biberon occasionnel. Tout est question de flexibilité et d’observation de leurs besoins individuels.

Donc, maintenant que vous connaissez le nombre de repas et la quantité quotidienne d’alimentation (selon la formule précédente), vous pouvez facilement déterminer la quantité à donner par repas. Il suffit de diviser la quantité totale journalière par le nombre de repas. Par exemple, si un chiot a besoin de 120 ml par jour et que vous le nourrissez 8 fois, cela fait 15 ml par repas.

Volume de l’estomac et chiots de petit poids/prématurés

Un dernier point crucial à garder à l’esprit : comparez le volume calculé d’alimentation à la capacité stomacale estimée du chiot. Cette étape est essentielle pour éviter la suralimentation, qui peut entraîner de graves complications.

Voici la ligne directrice générale : le volume de l’estomac d’un chiot est d’environ 4 ml pour 100 g de poids corporel. Par exemple, un chiot de 200 g a une capacité stomacale d’environ 8 ml. Assurez-vous que le volume que vous prévoyez de donner par repas reste dans cette limite pour éviter l’inconfort, la régurgitation ou pire.

Pour les chiots de petit poids à la naissance ou prématurés, ce calcul devient encore plus crucial. Leurs estomacs sont plus petits et peuvent ne pas fonctionner aussi efficacement que ceux d’un chiot normal. Ces tout-petits nécessitent des volumes d’alimentation plus petits et, dans la plupart des cas, des repas plus fréquents pour répondre à leurs besoins nutritionnels sans surcharger leur système digestif.

Ma règle d’or ? Si je soupçonne qu’un chiot est prématuré ou a un faible poids de naissance, j’ajoute généralement deux repas supplémentaires par jour à l’horaire habituel. Par exemple, au lieu de 8 repas par jour la première semaine, je passe à 10. Cela répartit leur apport sur plus de repas, facilitant la gestion par leur système fragile.

Conseil de pro : Surveillez toujours la réaction du chiot aux repas. Des signes comme le ballonnement, les vomissements ou l’agitation après un repas pourraient signifier que le volume d’alimentation est trop important. Dans le doute, il vaut mieux opter pour des repas plus petits et plus fréquents – surtout pour ces chiots vulnérables.

L’alimentation réactive ?

L’alimentation réactive, ou alimentation basée sur les signaux, est une véritable révolution pour les éleveurs de chiens qui souhaitent optimiser les soins aux chiots nouveau-nés. Traditionnellement, l’alimentation au biberon suit un horaire rigide, mais adopter l’alimentation réactive – un concept emprunté à la médecine humaine – peut conduire à des chiots plus sains et plus heureux. Explorons comment cette approche fonctionne et pourquoi elle pourrait valoir la peine d’être envisagée.

Qu’est-ce que l’alimentation réactive ?

À la base, l’alimentation réactive consiste à être à l’écoute des besoins individuels d’un chiot et à répondre à leurs signaux en temps réel. Au lieu de s’en tenir strictement à des repas programmés, vous observez les signaux de faim et de satiété pour guider les séances d’alimentation. Cette méthode répond non seulement à leurs besoins physiques mais soutient également leur développement émotionnel et comportemental pendant la période néonatale critique.

Voici un aperçu rapide des signaux à surveiller :

Signaux de faimLes chiots montrent des signes précoces de faim comme l’agitation, le fouissement, le léchage ou la recherche d’une tétine. 

Les pleurs sont un signe tardif – et à ce stade, le stress s’est déjà installé. 

Repérer les signes précoces assure une expérience plus confortable pour le chiot.
Signaux de satiété Les chiots signalent naturellement quand ils sont rassasiés en arrêtant de téter, en détournant la tête ou en s’endormant. 

Respecter ces signaux aide à éviter la suralimentation, qui peut entraîner des troubles digestifs et de l’inconfort.

Pourquoi envisager l’alimentation réactive pour les chiots ?

L’alimentation réactive est utilisée depuis longtemps en médecine humaine non seulement pour prévenir la suralimentation mais aussi pour soutenir un développement comportemental sain. Elle renforce le lien entre la mère et l’enfant et aide à réguler les émotions et les états internes. Ces avantages, appliqués aux chiots, pourraient soutenir leur maturation comportementale et leur capacité à gérer le stress plus tard dans la vie – un domaine de développement qui commence dès le stade néonatal.

Pour les éleveurs, cette approche représente un changement par rapport à l’alimentation traditionnelle à heures fixes, qui implique généralement des intervalles fixes de 2-3 heures. Bien que les horaires structurés soient pratiques, ils ne tiennent pas compte des besoins individuels des chiots. L’alimentation réactive, en revanche, s’adapte aux signaux de faim uniques de chaque chiot, offrant une routine d’alimentation plus personnalisée et potentiellement bénéfique.

Défis et conseils pratiques

L’adoption de l’alimentation réactive comporte des défis. Le plus important ? C’est chronophage.

Les éleveurs doivent surveiller étroitement les chiots et ne les nourrir que lorsque les signaux de faim apparaissent. Cela nécessite un œil avisé et éventuellement des solutions créatives, telles que :

Mettre en place des systèmes de surveillanceUtiliser des caméras ou désigner des soignants dédiés pour observer le comportement des chiots.
Suivre les besoins individuelsMaintenir des notes sur les habitudes alimentaires et les signaux de chaque chiot pour plus de précision.
Équilibrer avec les aspects pratiquesSi l’alimentation à la demande n’est pas faisable 24h/24, une approche hybride – utilisant à la fois des méthodes programmées et basées sur les signaux – peut encore offrir des avantages significatifs.

La vue d’ensemble

L’alimentation réactive ne concerne pas seulement la nutrition ; il s’agit de nourrir les chiots d’une manière qui favorise la santé émotionnelle et la résilience. En respectant leurs rythmes naturels, les éleveurs peuvent préparer le terrain pour une meilleure gestion du stress et une stabilité comportementale à mesure que les chiots grandissent.

Bien que cela puisse sembler être un travail supplémentaire, les avantages potentiels à long terme font de l’alimentation réactive une stratégie qui mérite d’être essayée – en particulier pour les chiots en bonne santé nécessitant une alimentation au biberon.

L’alimentation à la seringue

L’alimentation à la seringue peut être une bouée de sauvetage pour les chiots faibles ou en difficulté, mais ce n’est pas quelque chose à entreprendre sans comprendre les risques. Je l’admets, je ne suis pas le plus grand fan de cette méthode en raison de la facilité avec laquelle les choses peuvent mal tourner. Si vous nourrissez trop rapidement, vous risquez une pneumonie par aspiration, qui peut être mortelle. Néanmoins, j’ai rencontré de nombreux éleveurs qui jurent par cette méthode, et avec les bonnes précautions, elle peut bien fonctionner pour ces chiots fragiles qui ne peuvent tout simplement pas s’accrocher à un biberon.

Quand l’alimentation à la seringue est nécessaire

L’alimentation à la seringue n’est pas un premier choix – elle est destinée aux situations où les chiots sont trop faibles pour téter leur mère ou un biberon.

C’est souvent le cas des chiots prématurés ou de ceux ayant un faible poids de naissance.

Si vous remarquez qu’un chiot ne prend pas assez de poids (voir la section sur la surveillance de la croissance plus loin dans ce blog), l’alimentation à la seringue peut être la meilleure option pour les aider à rattraper leur retard. C’est également utile pour l’alimentation complémentaire si l’approvisionnement en lait de la mère est faible ou si le chiot a un faible réflexe de succion.

Comment effectuer l’alimentation à la seringue

Si vous allez essayer l’alimentation à la seringue, la préparation et la technique sont essentielles.

Voici un guide étape par étape pour la rendre plus sûre et plus efficace :

Utilisez une petite seringue Une seringue de 1-3 mL vous donne un meilleur contrôle sur la quantité de lait distribuée.
Gardez le chiot en position verticaleTenez-le toujours dans une position naturelle, verticale pour empêcher le lait d’aller dans ses poumons.
Allez doucementLaissez le chiot avaler chaque goutte avant d’en donner plus – cela demande de la patience mais réduit le risque d’aspiration.
Ne suralimentez pasLa suralimentation peut provoquer des troubles digestifs, comme la diarrhée, que les chiots faibles ne peuvent pas se permettre de gérer.

L’alimentation à la seringue peut aussi être utile lorsque vous complétez l’alimentation d’une portée avec des habitudes de tétée inégales. Assurez-vous simplement de surveiller de près les progrès de chaque chiot. Des vérifications de poids régulières et l’observation de leurs niveaux d’énergie vous aideront à savoir si l’alimentation à la seringue aide vraiment ou s’il y a un autre problème en jeu.

L’alimentation par sonde

L’alimentation par sonde peut sembler intimidante, mais c’est souvent la meilleure option pour les chiots trop faibles pour téter ou avaler correctement. Cette méthode délivre le lait directement dans l’estomac, réduisant le risque d’aspiration pendant l’alimentation. Cependant, elle nécessite une formation appropriée pour éviter les complications comme endommager l’œsophage ou l’estomac du chiot.

J’ai personnellement utilisé l’alimentation par sonde comme dernier recours pour les chiots trop faibles pour le biberon ou la seringue, et cela peut vraiment sauver des vies. Si vous êtes éleveur, je pense que c’est une compétence qui vaut la peine d’être apprise. N’hésitez pas à demander à votre vétérinaire de vous l’enseigner – ils vous montreront comment mesurer et insérer la sonde de manière sûre et correcte.

Quand envisager l’alimentation par sonde

  • Un chiot ne prend pas de poids malgré d’autres méthodes d’alimentation.
  • Les chiots prématurés manquant de force pour téter efficacement.

Taille de la sonde

Le diamètre de la sonde d’alimentation est important. Typiquement, les tailles varient de 6 à 14 French, selon la taille et l’âge du chiot. Choisir la bonne taille minimise l’inconfort et assure une alimentation appropriée.

Comment effectuer l’alimentation par sonde

Si vous débutez avec l’alimentation par sonde, voici les étapes essentielles :

PositionnementNourrissez toujours le chiot en position verticale, naturelle pour prévenir l’aspiration.
Alimentation lenteAdministrez le lait maternisé progressivement en utilisant une seringue pour contrôler le débit. Cela aide à éviter la régurgitation ou l’aspiration.
ObservationSurveillez les signes de complications, comme les vomissements, la diarrhée, la toux ou l’écoulement nasal. Vérifiez également si la sonde est bouchée. Si des problèmes surviennent, consultez votre vétérinaire pour obtenir des conseils.

Quelle quantité et à quelle fréquence ?

Les quantités d’alimentation dépendent du poids du chiot.

Voir mes recommandations dans la section sur l’alimentation au biberon de ce blog.

Durée de l’alimentation par sonde

L’alimentation par sonde doit continuer jusqu’à ce que le chiot puisse maintenir une nutrition adéquate de manière indépendante. Cela prend généralement au moins 3 jours mais dépend des progrès du chiot.

Points clés pour réussir l’alimentation

Surveillez l’apport Suivez la quantité de lait que chaque chiot consomme pour éviter la suralimentation (qui peut causer la diarrhée) ou la sous-alimentation (conduisant à la déshydratation).
Maintenez l’hygièneNettoyez soigneusement tout l’équipement d’alimentation après chaque utilisation pour prévenir les infections bactériennes.
Agissez rapidement face aux signaux d’alarmeLa léthargie, l’absence de prise de poids ou les changements dans les selles peuvent signaler des problèmes d’alimentation. Traitez-les immédiatement.

L’alimentation par sonde n’est pas quelque chose à craindre – c’est une compétence vitale qui peut sauver des vies dans les moments critiques. Avec une formation appropriée et une attention aux détails, les éleveurs peuvent maîtriser cette technique et s’assurer que leurs chiots ont les meilleures chances de prospérer.

Choisir le meilleur lait maternisé pour les chiots

Choisir le bon lait maternisé pour les chiots peut sembler accablant, surtout avec tant de produits sur le marché. Croyez-moi, j’y suis passé – debout dans le rayon animalerie, scrutant les étiquettes et me demandant, Lequel est vraiment assez bon pour ces petites vies ? Au fil des années, j’ai appris que tous les laits maternisés ne se valent pas, et trouver le meilleur peut faire une énorme différence dans la survie et la croissance d’un chiot. Voici comment bien faire les choses.

Pourquoi les laits maternisés sont nécessaires

Quand une chienne ne peut pas allaiter sa portée, les laits maternisés deviennent vitaux.

Qu’elle ne produise pas assez de lait, ait rejeté les chiots, ou qu’elle ait des problèmes de santé, un lait maternisé de haute qualité intervient pour combler le vide. Je dis toujours : « Mieux vaut prévenir que guérir » – et c’est particulièrement vrai dans les soins aux chiots nouveau-nés.

Parmi les indispensables de votre trousse de maternité, un bon lait maternisé devrait figurer en tête de liste.

Mais tous les laits maternisés ne se valent pas.

Pour vraiment soutenir le développement d’un chiot, il doit imiter étroitement le profil nutritionnel du lait d’une chienne. Les chiots ont besoin de l’*équilibre parfait* entre protéines, graisses et glucides, et même de petits écarts peuvent conduire à des défis développementaux ou des problèmes de santé.

Cela dit, il n’y a pas de substitut au lait maternel. C’est la référence absolue de la nature pour donner aux chiots le meilleur départ dans la vie. Malheureusement, quand le lait maternel n’est pas disponible, le bon lait maternisé devient essentiel. C’est une protection pour s’assurer que les chiots reçoivent toujours ce dont ils ont besoin pour une croissance et un développement sains.

Ce qu’il faut éviter

Tous les laits maternisés ne se valent pas, et certains peuvent même nuire à vos chiots. Croyez-moi, j’ai vu des éleveurs essayer de faire des formules maison – lait de vache, lait de chèvre, et même du lait maternisé pour bébés humains – avec les meilleures intentions. Mais voici la dure vérité : ces alternatives ne font pas l’affaire. Elles manquent du bon équilibre de nutriments dont les chiots ont besoin et peuvent conduire à des problèmes comme la diarrhée, la malnutrition et un retard de croissance.

Pourquoi les alternatives courantes au lait ne conviennent pas :

Le lait de chèvre et le lait de vacheSurcharge en lactose : Ces options sont riches en lactose mais pauvres en matières grasses et en protéines, contrairement au lait de chienne. Les chiots utilisent principalement les graisses comme source d’énergie – pas le lactose – et trop de lactose peut provoquer la diarrhée.

Inadéquation des protéines : Le lait de vache et de chèvre contient des protéines plus difficiles à digérer pour les chiots et qui ne correspondent pas à leurs besoins de croissance.
Les laits maternisés pour bébés humainsCarences nutritionnelles : Conçus pour les bébés humains, ces laits ne contiennent pas les protéines et les graisses spécifiques dont les chiots ont besoin. 

Les chiots prospèrent grâce à un mélange précis de macronutriments qu’on ne trouve que dans le lait de leur mère ou dans un lait maternisé de haute qualité pour chiots.
Les recettes maisonCombinaisons risquées : Les mélanges DIY courants – comme le lait de vache avec des jaunes d’œufs et du sucre – sont déséquilibrés nutritionnellement. 

Elles peuvent sembler être une solution rapide mais peuvent conduire à la malnutrition et à des troubles digestifs.

Voir aussi mon blog précédent sur les raisons pour lesquelles le lait de chèvre n’est PAS une bonne alternative pour les chiots nouveau-nés.

Les risques d’un lait inapproprié :

Nourrir les chiots avec des substituts de lait inadaptés peut entraîner :

* Une croissance et une prise de poids médiocres

* Des carences nutritionnelles

* Des systèmes immunitaires compromis, rendant les chiots vulnérables aux infections

* Des problèmes digestifs comme la diarrhée ou les ballonnements, qui affaiblissent davantage leur développement

Ce que les éleveurs devraient faire :

Lorsque le lait maternel n’est pas une option, investissez dans un lait maternisé commercial de haute qualité spécifiquement formulé pour les chiots.

Comment préparer et conserver le lait maternisé

Une préparation et une hygiène appropriées sont essentielles pour réussir l’alimentation avec un lait maternisé.

Voici une analyse plus détaillée pour vous aider à bien faire les choses :

Préparation du lait maternisé Suivez attentivement les instructions : Le rapport entre la poudre et l’eau est important. Trop de poudre peut causer des problèmes digestifs, et trop peu ne fournira pas assez de nutriments. Mesurez toujours avec précision avec des ustensiles de cuisine adaptés.

Utilisez de l’eau propre et tiède : Assurez-vous que l’eau est potable. Si la qualité est incertaine, optez pour de l’eau en bouteille ou de l’eau bouillie qui a été refroidie à la bonne température.

Mélangez soigneusement : Les fouets ou les fourchettes propres peuvent aider à éviter les grumeaux, assurant un mélange lisse et homogène.
Contrôle de la température Réchauffez la préparation à 36,5-38°C (98-100°F) – cela imite la température corporelle naturelle du chiot. Un chauffe-biberon ou un bain-marie fonctionne le mieux pour des résultats constants.

Évitez les micro-ondes : Ils peuvent créer des points chauds qui pourraient brûler la bouche d’un chiot. À la place, testez la température sur votre poignet – elle doit être agréablement tiède.
Pratiques d’hygièneStérilisez tout l’équipement d’alimentation : Cela inclut les biberons, les tétines, les seringues et les récipients de mélange. Faites-les bouillir dans l’eau pendant au moins cinq minutes ou utilisez un stérilisateur à vapeur.

Nettoyez après chaque utilisation : Même de petits résidus peuvent héberger des bactéries, alors désinfectez soigneusement l’équipement entre les repas.
Conseils de conservationPréparation en poudre : Conservez la poudre non ouverte dans un endroit frais et sec, à l’abri de la lumière du soleil. Une fois ouvert, transférez-la dans un récipient hermétique pour la garder fraîche et éviter la contamination par l’humidité.

Préparation reconstituée : Réfrigérez immédiatement et utilisez dans les 24 heures. Jetez les restes après l’alimentation ou s’ils sont restés à température ambiante pendant plus de deux heures.

Congélation de la préparation : Évitez cela, car la congélation peut altérer la texture et le contenu nutritionnel.
Conseils de sécurité supplémentairesPréparez toujours du lait maternisé frais et ne le laissez jamais reposer pendant de longues périodes – c’est un terreau fertile pour les bactéries.

Après l’alimentation, jetez tout reste de préparation dans le biberon ou la seringue pour éviter la contamination.

Défis courants de l’alimentation et comment les résoudre

Nourrir des chiots nouveau-nés est l’une des expériences les plus gratifiantes mais aussi les plus stressantes, surtout lorsque les choses ne se passent pas comme prévu. Ces petits êtres fragiles dépendent de vous pour leur survie, et les défis d’alimentation peuvent surgir de nulle part. Au fil des années, j’ai rencontré ma part de problèmes – des difficultés de prise au sein aux troubles digestifs inattendus – et j’ai appris à les résoudre efficacement. Plongeons dans les défis d’alimentation les plus courants et comment les aborder en professionnel.

Le chiot ne s’accroche pas au biberon

Le problème :

Un chiot qui refuse de s’accrocher ne peut pas se nourrir correctement, ce qui conduit à la déshydratation et à la perte de poids. Cela arrive souvent avec les chiots prématurés ou faibles qui manquent d’énergie ou d’instinct pour téter.

La solution :

Stimulez le réflexe de succionFrottez doucement la tétine contre les lèvres ou la langue du chiot. Parfois, un peu de patience et de persévérance suffisent.
Vérifiez la taille de la tétineAssurez-vous que la tétine est assez petite pour la minuscule bouche du chiot. Si elle est trop grande, essayez une tétine de plus petite taille ou l’alimentation au biberon/à la seringue jusqu’à ce que le chiot soit plus fort. L’alimentation par sonde peut également être envisagée si nécessaire.
Réchauffez le laitLes chiots sont plus susceptibles de s’accrocher lorsque le lait maternisé est à température corporelle. Utilisez un thermomètre pour éviter la surchauffe.

Suralimentation ou sous-alimentation

Le problème :

La suralimentation peut conduire à des ballonnements, de la diarrhée, ou même à l’aspiration, tandis que la sous-alimentation entraîne une croissance médiocre et de la léthargie. Trouver le bon équilibre peut être délicat, particulièrement pour les personnes qui nourrissent pour la première fois.

La solution :

Suivez les recommandationsUtilisez les instructions d’alimentation fournies avec votre lait maternisé. Consultez mes recommandations sur la quantité à donner et la fréquence des repas dans la section sur l’alimentation au biberon de ce blog.
Observez les signauxArrêtez de nourrir lorsque le chiot détourne la tête ou semble rassasié. Leur ventre doit sembler légèrement arrondi, pas tendu ou distendu.
Tenez des registresNotez combien et à quelle fréquence chaque chiot mange. Cela vous aide à repérer les tendances et à traiter les problèmes tôt.

Du lait qui sort par le nez (Aspiration)

Le problème :

Du lait qui s’écoule du nez d’un chiot est un signe d’aspiration – du lait qui entre dans les voies nasales ou les poumons. C’est dangereux et peut conduire à une pneumonie par aspiration.

La solution :

Arrêtez immédiatementSi vous voyez du lait sortir du nez, arrêtez de nourrir et essuyez doucement les narines du chiot avec un chiffon propre.
Revérifiez la position d’alimentation Les chiots doivent toujours être nourris en position ventrale, dans une position naturelle d’allaitement. Les nourrir sur le dos augmente le risque d’aspiration. Assurez-vous également d’examiner le palais du chiot, car les fentes palatines peuvent parfois être préoccupantes.
Ralentissez le débitUtilisez une tétine avec un débit plus lent ou inclinez doucement le biberon pour contrôler le débit de lait.
Surveillez les symptômesObservez la toux, l’écoulement nasal ou la difficulté à respirer après un épisode d’aspiration. Si vous remarquez ces signes, consultez immédiatement un vétérinaire.

Troubles digestifs (Diarrhée ou Constipation)

Le problème :

Les problèmes digestifs comme la diarrhée ou la constipation peuvent perturber la croissance d’un chiot et ses niveaux d’hydratation. La diarrhée peut résulter d’une suralimentation, d’un lait maternisé inadapté, ou d’une contamination bactérienne. La constipation peut survenir si le chiot n’est pas correctement stimulé après les repas.

La solution :

Ajustez les quantités d’alimentation La suralimentation est une cause fréquente de diarrhée. Réduisez légèrement la quantité et voyez si cela résout le problème.
Stimulez après l’alimentationUtilisez un tissu chaud et humide pour frotter doucement la zone génitale du chiot, imitant le léchage de la mère. Cela aide à stimuler les mouvements intestinaux.
HydratezLa déshydratation due à la diarrhée peut être mortelle. Proposez une solution d’électrolytes (approuvée par votre vétérinaire) en petites quantités pour réhydrater le chiot.

Le chiot ne prend pas de poids

Le problème :

Les chiots doivent prendre du poids quotidiennement. Si un chiot ne prend pas de poids, il pourrait ne pas recevoir assez de lait ou avoir un problème de santé sous-jacent.

La solution :

Pesez quotidiennementUtilisez une balance numérique précise pour surveiller les changements de poids. Les chiots qui ne prennent pas de poids ou qui en perdent nécessitent une intervention immédiate.
Complétez l’alimentationSi la mère ne produit pas assez de lait ou si les autres membres de la portée monopolisent les tétines, intervenez avec une alimentation au biberon ou à la seringue.
Vérifiez les problèmes sous-jacentsParfois, des problèmes congénitaux comme les fentes palatines ou les infections empêchent les chiots de se nourrir efficacement. Consultez un vétérinaire si le poids stagne malgré vos efforts.
👉🏽 Je recommande de commencer avec des balances de cuisine (comme celle-ci), mais pour une précision sérieuse, envisagez cette balance de laboratoire, parfaite pour suivre le poids des chiots jusqu’à 5kg.

Chiots faibles ou léthargiques

Le problème :

Les chiots faibles manquent souvent d’énergie pour téter, créant un cercle vicieux de malnutrition et d’affaiblissement croissant.

La solution :

Réchauffez le chiot L’hypothermie est une cause fréquente de léthargie. Placez le chiot sur un tapis chauffant réglé sur faible (avec une barrière de serviette) ou sous une lampe chauffante. Les chiots ne tèteront pas s’ils ont froid.
Proposez des repas petits et fréquentsLes chiots faibles ne peuvent pas gérer de gros repas. Nourrissez-les toutes les 1-2 heures en petites quantités pour reconstruire leurs forces.
Stimulez l’énergiePour les chiots très faibles, un vétérinaire pourrait recommander une solution de glucose ou de dextrose pour un apport d’énergie.

Rejeté par la mère

Le problème :

Parfois, une chienne rejette un ou plusieurs chiots, vous obligeant à intervenir comme principal soignant.

La solution :

Créez un environnement calmeUne mère stressée est plus susceptible de rejeter sa portée. Assurez-vous que la zone de mise bas est calme et confortable.
Nourrissez à la mainUne mère stressée est plus susceptible de rejeter sa portée. Assurez-vous que la zone de mise bas est calme et confortable.
Surveillez étroitementLes chiots rejetés sont souvent les plus faibles. Gardez un œil sur leur poids, leur hydratation et leur santé générale.

Alimentation trop rapide

Le problème :

Se précipiter pendant les repas peut submerger le petit système digestif d’un chiot ou conduire à une aspiration.

La solution :

Utilisez les bons outilsUne tétine à débit lent est idéale pour les nouveau-nés. Si le lait sort trop rapidement, inclinez le biberon pour réduire le débit ou changez de tétine.
Faites des pausesPrenez des pauses pendant l’alimentation pour permettre au chiot de se reposer et d’avaler correctement.

Surveiller la croissance et la santé des chiots nouveau-nés

Quand il s’agit de chiots nouveau-nés, surveiller leur croissance et leur santé est l’un des aspects les plus cruciaux de leurs premiers soins. Ces êtres minuscules et fragiles comptent sur nous pour repérer les signes subtils de problèmes avant qu’ils ne s’aggravent. J’ai travaillé avec d’innombrables portées au fil des années, et je ne peux pas assez insister sur le fait qu’une observation constante et quelques outils pratiques peuvent faire toute la différence. Voici comment suivre leurs progrès et les maintenir en bonne santé.

Pourquoi la surveillance est importante

Les chiots nouveau-nés naissent avec un système immunitaire immature, les rendant très vulnérables aux maladies, à la déshydratation et à la malnutrition. La première semaine de vie est particulièrement cruciale car même des problèmes mineurs peuvent devenir mortels s’ils ne sont pas traités rapidement. La surveillance de leur croissance et de leur santé vous permet de repérer les problèmes tôt et de prendre des mesures correctives.

Suivez leur poids quotidiennement

Le poids d’un chiot est l’un des indicateurs les plus clairs de sa santé et de sa croissance.

Comment faire :

Utilisez une balance numériqueUne balance de cuisine avec une précision au gramme près fonctionne parfaitement. 

Comme mentionné précédemment, choisissez une balance avec une précision de ±1g, capable de mesurer des poids allant d’au moins 50g à 500g, idéale pour suivre avec précision la croissance des chiots nouveau-nés.
Pesez à la même heure chaque jour La cohérence est essentielle. Le matin ou le soir convient – choisissez simplement un moment et tenez-vous-y.
Gardez des registresCréez un tableau pour noter le poids quotidien de chaque chiot.

Cela vous aide à repérer les tendances ou à identifier les chiots qui prennent du retard.
👉🏽 Je recommande de commencer avec des balances de cuisine (comme celle-ci), mais pour une précision sérieuse, envisagez cette balance de laboratoire, parfaite pour suivre le poids des chiots jusqu’à 5kg.

Signaux d’alarme :

* Stagnation ou perte de poids sur 24 heures.

* Chiots qui ne prennent pas autant de poids que leurs frères et sœurs.

Conseil de pro : Si un chiot ne prend pas de poids, envisagez une alimentation complémentaire ou consultez un vétérinaire pour exclure des problèmes sous-jacents.

Les courbes de croissance néonatales : LE changement de donne

L’utilisation de courbes de croissance néonatales pour surveiller vos chiots nouveau-nés est un véritable changement de donne.

Ces courbes sont basées sur les mêmes principes que les courbes de croissance pédiatriques humaines, vous donnant une manière quantitative de suivre la croissance et de repérer tout problème potentiel tôt. Bien qu’elles ne soient pas particulièrement utiles pour identifier les chiots qui ne prennent pas de poids, leur véritable puissance réside dans la révélation des tendances moins évidentes – comme les chiots qui prennent trop de poids.

Pourquoi est-ce important ? Eh bien, les chiots qui prennent un poids excessif tôt dans leur vie sont plus à risque de problèmes comme l’obésité plus tard dans la vie et même des troubles articulaires. Le poids supplémentaire met plus de stress sur leurs articulations en développement, ce qui peut conduire à des problèmes comme le syndrome du chiot nageur.

Les courbes de croissance vous donnent aussi une vue d’ensemble plus large de toute la portée. Par exemple, si vous avez un chiot qui est plus petit que ses frères et sœurs, la courbe peut confirmer si son taux de croissance est dans une fourchette saine, même s’il est plus petit que la moyenne. Ce contexte nous aide à apprécier l’unicité de chaque chiot sans surréagir aux différences de taille.

Voici pourquoi je considère ces courbes comme un outil indispensable :

Détection précoce des risques Repérez facilement les chiots qui ne prennent pas ou prennent trop de poids.
Prévention des problèmes à long terme Traitez tôt les risques liés au poids comme le stress articulaire et l’obésité.
Aperçus contextuelsComprenez les tendances de croissance de toute votre portée tout en respectant les différences individuelles.

D’après mon expérience, ces courbes éliminent les conjectures dans le suivi de la croissance. Elles vous aident à prendre des décisions éclairées et à vous sentir confiant dans vos soins, que vous éleviez un chiot ou toute une portée. Si vous ne les utilisez pas déjà, je vous recommande vivement de les essayer – c’est un changement de donne, sans aucun doute !

Quand appeler le vétérinaire

Si vous remarquez l’un de ces signes chez un chiot, n’attendez pas pour agir :

* Perte de poids rapide ou absence de prise de poids

* Diarrhée ou vomissements persistants

* Difficulté à respirer ou toux

* Léthargie ou refus de téter, même après réchauffement ou alimentation complémentaire

Voici ma règle d’or : quand un chiot ne va pas bien, concentrez-vous immédiatement sur l’optimisation de leur environnement. Assurez-vous qu’ils sont au chaud, hydratés et reçoivent suffisamment de nutrition – cela signifie souvent commencer l’alimentation au biberon immédiatement.

S’il n’y a pas d’amélioration après 24 heures, il est temps de contacter votre vétérinaire pour une consultation. Ne tardez pas – les nouveau-nés peuvent décliner rapidement si leurs besoins ne sont pas satisfaits à temps.


L’alimentation des chiots nouveau-nés est une tâche gratifiante mais délicate qui nécessite attention aux détails, patience et beaucoup de soins. Avec les bonnes connaissances et les bons outils, vous pouvez donner à vos chiots le meilleur départ dans la vie, assurant qu’ils grandissent en bonne santé et forts. Prêt à passer à l’étape suivante ? 

Leave a comment