Surveillez la mère, pas seulement le lait : cinq points de contrôle de l’état corporel chez la chienne et la chatte

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Quand une portée semble agitée au cours de la troisième semaine, presque tous les éleveurs se posent d’abord la même question. A-t-elle assez de lait ? La question est légitime, mais il est difficile d’y répondre en regardant la portée. Quand la production de lait devient assez visible pour inquiéter, la situation s’installe en général depuis un moment déjà.

Il existe un endroit plus facile à observer. La mère elle-même. Son poids, son état corporel et sa masse musculaire évoluent de façon mesurable, et ces changements apparaissent souvent avant que quoi que ce soit ne cloche chez la portée. Pas toujours, mais assez souvent pour que la surveiller soit le meilleur usage de votre attention.

Cet article vous propose donc un seul système. Cinq points de contrôle sur l’ensemble du cycle. Trois signaux à chacun d’eux : le poids, l’état corporel et le muscle. Si vous ne devez retenir qu’une chose, retenez ces deux lignes.



En bref

  • Surveillez-la à cinq points de contrôle : avant la saillie, à la confirmation de gestation, à la mise bas, au pic de lactation en semaines 3 et 4, puis pendant la récupération en semaines 6 à 8.
  • À chacun d’eux, notez trois choses : son poids, sa note d’état corporel et si son muscle reste bien plein sous la main.
  • La note d’état corporel, ou NEC, est une façon simple d’évaluer la quantité de gras qu’elle porte. Cet article utilise l’échelle sur 9 points pour les deux espèces, et la cible au moment de la saillie est de 4 à 5 sur 9 chez la chienne et de 5 sur 9 chez la chatte.
  • Pendant l’allaitement, mon objectif est un poids stable chez la chienne et seulement une perte faible et progressive chez la chatte. Pesez-la au moins une fois par semaine, afin de lire une courbe et non un chiffre isolé.
  • Une femelle peut conserver son poids et perdre malgré tout du muscle. C’est la meilleure raison de poser les mains sur elle plutôt que de vous fier à la balance seule.
  • Les deux seuils que j’utilise pour appeler le vétérinaire, et qui sont mes propres repères de suivi plutôt que des valeurs publiées : une perte de 2 points d’état corporel en 14 jours, ou une perte de plus de 10 pour cent de son poids post-partum en une semaine.

Le système : cinq points de contrôle, trois signaux

Le poids, l’état corporel et le muscle répondent chacun à une question différente. Chacun couvre aussi un angle mort que les deux autres laissent ouvert, et c’est pour cela qu’on les note ensemble plutôt qu’un seul à la fois.


Cinq points de controle de l'etat corporel sur le cycle de reproduction, chienne et chatte, infographie

Chiot nouveau-ne, protocole 48 h - Guide gratuit du Dr Emmanuel Fontaine

  • Le poids vous dit dans quelle direction elle va, et à quelle vitesse. C’est le seul des trois qui montre une tendance en quelques jours.
  • L’état corporel vous dit combien de gras elle porte à cet instant. C’est un jugement à la main, donc il évolue plus lentement et dépend de la personne qui évalue.
  • Le muscle vous dit ce qu’elle est en train de dépenser. Le poids et l’état corporel peuvent tous deux sembler stables pendant que la masse maigre s’en va.

Vous prenez le poids sur une balance. Vous évaluez l’état corporel avec les mains sur ses côtes, sa taille et sa colonne, et le muscle avec les mains sur le crâne, les épaules, le rein et les hanches. Les trois ensemble prennent environ deux minutes. N’en noter qu’un seul, ce que font la plupart des élevages et des chatteries, laisse un angle mort que vous ne remarquerez pas avant qu’il ne compte.

Les cinq points de contrôle ne sont pas arbitraires. Chacun se situe là où la réponse change ce que vous faites ensuite, et chacun tombe à un moment où vous lui prêtez déjà une attention soutenue. Les photos et l’appétit ne sont pas un quatrième et un cinquième signal : les photos sont la façon dont vous enregistrez les trois, et l’appétit est l’alerte du jour même décrite plus bas.

Point de contrôleQuandLa question à laquelle vous répondez
1. Avant la saillieDans les 30 jours précédant la saillie prévueEst-elle dans le bon état pour commencer ?
2. Gestation confirméeJour 28 à 35Suit-elle la bonne courbe pour son espèce ?
3. Mise basPremières 24 heuresQuel est son poids de référence après la mise bas ?
4. Pic de lactationSemaines 3 et 4La demande commence-t-elle à lui coûter ?
5. RécupérationSemaines 6 à 8A-t-elle fini de payer cette portée ?

Lisez une courbe, pas un instantané

Un poids un jour donné ne vous apprend presque rien. Le même poids, pris de la même façon, quatre semaines de suite, vous dit si elle se maintient, si elle dérive ou si elle chute. Toutes les décisions de cet article reposent sur la forme de cette courbe et non sur une mesure isolée. C’est important parce que votre œil est le plus mauvais instrument dont vous disposez pour les changements lents. Vous voyez ces animaux tous les jours, donc votre référence de normalité se recale discrètement sur ce que vous avez vu hier.

Pourquoi la mère mérite cette attention

Le pic de lactation, en semaines 3 et 4, représente la demande soutenue la plus lourde de tout le cycle de reproduction. Une chienne qui allaite peut avoir besoin de trois à quatre fois l’énergie dont elle a besoin hors reproduction, et une chatte a couramment besoin de deux à deux fois et demie la sienne. Les athlètes se préparent avant la course, pas pendant. Le pic de lactation peut demander plus que ce que l’alimentation seule couvre facilement sur le moment. C’est pourquoi deux choses comptent autant : arriver à la saillie dans le bon état corporel, puis suivre la courbe alimentaire propre à son espèce pendant la gestation.

Même lait, chiots différents

La plupart d’entre nous supposent que si le poids de la mère influence la portée, c’est par le lait. Des travaux récents chez la chienne rendent cette hypothèse plus difficile à tenir. Les chercheurs ont comparé des chiennes en état corporel idéal, à 4 ou 5 sur 9, avec des chiennes en surpoids, à 6 ou 7 sur 9. Ils ont pesé chaque chiot tous les jours pendant trois semaines. Les nutriments mesurés ne montraient aucune différence significative entre les deux groupes, dans une étude trop petite pour exclure des différences plus fines ou des composants que personne n’a mesurés. Les chiots, eux, racontaient une autre histoire. Ceux nés de mères en surpoids ont grandi plus vite les premiers jours. Une forme légère du syndrome du chiot nageur, où le thorax s’aplatit et les membres s’écartent sur les côtés, est apparue dans le groupe en surpoids et pas dans le groupe en état idéal.

Ce que l’étude ne peut pas faire, c’est expliquer pourquoi. Elle n’a pas été conçue pour tester un mécanisme, et les nutriments mesurés n’expliquent pas la différence. Chez la femme, le surpoids avant la grossesse est associé à un démarrage plus lent de la lactation, ce qui est bon à savoir mais ne constitue pas une preuve dans nos espèces. Ces travaux chez la chienne rejoignent tout de même des travaux plus anciens sur la nutrition de la femelle gestante, où les femelles les plus lourdes présentaient des mises bas plus difficiles, même si la raison n’est pas tranchée. Deux lignes de preuves distinctes plaident pour arriver à la saillie en état corporel idéal plutôt qu’en surpoids, et cela me suffit pour agir.

La chatte qui gardait son poids tout en perdant du muscle

Des chercheurs travaillant sur des chattes allaitantes ont mesuré ce que les chattes mangeaient réellement, semaine après semaine, et ce que leur organisme faisait des protéines apportées. Les rations respectaient la recommandation en protéines en vigueur à l’époque. Dès la deuxième semaine d’allaitement, les chattes utilisaient plus de protéines qu’elles n’en consommaient, et les analyses de composition corporelle ont montré que certaines perdaient de la masse maigre, et pas seulement du gras.

C’est la partie qui compte au quotidien. Un changement de ce type n’a pas besoin de s’annoncer sur la balance, et il n’a pas besoin d’être spectaculaire vu de l’autre bout de la pièce. La balance seule ne vous le montrera pas. Vos mains, si.

Point de contrôle par point de contrôle

Courbes de prise de poids pendant la gestation comparees chez la chienne et la chatte, infographie

1. Avant la saillie

Le tissu adipeux n’est pas un poids mort en attente d’être brûlé. C’est un tissu actif qui informe le cerveau sur les réserves disponibles, et ce signal fait partie de ce qui permet à un cycle normal de démarrer. Les femelles trop maigres présentent plus souvent des chaleurs discrètes ou silencieuses et des pertes de gestation précoces. Les femelles trop grasses rencontrent les problèmes inverses, dont une mise bas moins efficace.

Ce point de contrôle a donc une seule mission : l’amener sur la ligne de départ dans la bonne forme. Visez 4 à 5 sur 9 chez la chienne et 5 sur 9 chez la chatte, confirmés à la main et non à l’œil. Demandez aussi à votre vétérinaire de la noter, pour que le chiffre inscrit dans votre suivi ne soit pas seulement le vôtre. Si elle est à 6 sur 9, voyez ensemble s’il reste assez de temps pour une correction lente et régulière avant la saillie prévue. Sinon, attendez le cycle suivant plutôt que de la mettre au régime forcé pour tenir une date.

2. Gestation confirmée

C’est ici que la chienne et la chatte cessent d’être comparables, et la façon la plus simple de le retenir tient en deux formes. La chienne, c’est plat puis raide. L’essentiel de la masse corporelle des chiots se met en place dans les trois à quatre dernières semaines. Le poids pris en début de gestation est donc surtout maternel plutôt que fœtal, et suranalimenter sur cette première période ajoute surtout à ses propres réserves. La chatte, c’est une ligne droite. La chatte prend du poids régulièrement dès la première semaine, et l’essentiel de cette prise n’est pas du chaton. C’est la réserve qu’elle dépensera pour les nourrir, et c’est pour cela qu’elle paraît encore imposante la semaine suivant la mise bas. Elle est faite pour la garder.

Nourrissez l’une des deux espèces sur la courbe de l’autre et l’erreur est prévisible. La chienne arrive à la mise bas avec un gras dont elle n’avait pas besoin. La chatte arrive au mois le plus dur de sa vie sous-financée.

ChienneChatte
Début de gestationPeu de changement ; la prise est surtout la sienne, pas celle des chiotsPrise régulière dès la semaine 1, constitution des réserves
Fin de gestationL’essentiel de la masse fœtale se met en place dans les 3 à 4 dernières semainesLa même montée régulière se poursuit
À la mise basEnviron 15 à 25 pour cent au-dessus de son poids de départEnviron 38 à 40 pour cent au-dessus de son poids de départ
Juste après la mise basProche de son poids de départConserve une bonne part de la prise, volontairement

3. La mise bas et les premiers jours

Prenez les trois mesures dans les 24 premières heures, une fois qu’elle est installée avec sa portée. Vous obtenez ainsi son poids post-partum, le chiffre auquel se rapporte l’un des deux repères pratiques présentés plus bas. Vous surveillez aussi l’appétit à ce moment, car une femelle qui mange mal les premiers jours ne suivra pas le rythme de ce qui arrive.

4. Le pic de lactation, semaines 3 et 4

C’est le point de contrôle le plus important, et c’est là que je veux corriger une idée devenue une évidence sans avoir jamais été juste. L’allaitement n’est pas censé la faire fondre. Chez la chienne, mon objectif sur toute la période d’allaitement est un poids stable. Elle reçoit une alimentation conçue pour cela et mange plusieurs fois sa ration habituelle, donc une courbe plate est un objectif réaliste. Certains ouvrages acceptent qu’une chienne se situe légèrement sous son poids d’avant saillie au pic. Je n’en fais pas une cible, parce qu’une courbe qui descend est la première information que vous obtiendrez.

Chez la chatte, une perte modérée est attendue. Elle dépense la réserve constituée pendant la gestation, et l’objectif est que cette perte reste faible et progressive. Une perte rapide, ou une chatte nettement sous son poids de départ alors que les chatons tètent encore beaucoup, dessine un autre tableau et mérite d’être examinée. C’est toute la raison de la pesée hebdomadaire. D’un lundi à l’autre, vous ne verrez pas le changement à l’œil. Quatre chiffres hebdomadaires alignés dans une colonne vous montrent la forme de la courbe assez tôt pour chercher ce qui se cache derrière.

5. La récupération, semaines 6 à 8

À six ou huit semaines, elle devrait revenir vers le poids, l’état corporel et le muscle de départ. Une femelle qui n’a pas récupéré n’a pas fini de payer cette portée, et la remettre à la reproduction sur ce calendrier revient à faire commencer la gestation suivante avec un déficit. C’est aussi le point de contrôle que les éleveurs sautent le plus souvent, parce qu’à ce stade la portée occupe toute l’attention. Il mérite d’être protégé. La courbe de récupération est l’élément le plus utile que vous puissiez avoir sous les yeux au moment de décider si vous la faites reproduire au cycle suivant ou à celui d’après.

Comment prendre les trois mesures

Les quatre sites de palpation musculaire pour detecter la perte de muscle chez une femelle allaitante, infographie

Le poids

Vous n’avez pas besoin de matériel de laboratoire. Il s’agit de chiens et de chats adultes, donc une balance qui affiche environ 100 g près et qui donne deux fois de suite la même réponse suffit. La régularité vaut mieux que la précision : la même balance, le même jour de la semaine, au même moment par rapport au repas, notée sur la fiche de portée à côté des deux autres signaux.

La note d’état corporel

La note d’état corporel est une façon structurée d’évaluer le gras corporel à la main. Cet article utilise l’échelle sur 9 points, où 4 à 5 sur 9 correspond à l’idéal, celle qu’utilisent les grilles de la WSAVA pour le chien comme pour le chat. Utilisez toujours la même échelle pour que les notes de votre suivi soient comparables entre elles. L’examen tient en quatre points et prend moins d’une minute. Regardez-la d’en haut pour repérer une taille marquée derrière les côtes. Regardez-la de profil pour voir le ventre remonter vers les postérieurs. Passez ensuite les mains à plat le long des côtes, qui doivent se sentir comme les articulations d’une main posée à plat sur une table. Enfin, palpez la colonne et les hanches, qui doivent se trouver sous une fine couverture, ni enfouies ni saillantes.

Méfiez-vous de votre propre biais. Dans les études comparant propriétaires et manipulateurs à des évaluateurs formés, une large part des propriétaires sous-estimaient le surpoids de leur propre chien. Le même phénomène apparaît chez le chat, et les erreurs se concentrent à la frontière entre l’idéal et le léger surpoids. C’est justement la frontière qui compte le plus avant la saillie. J’apprécie donc une note vétérinaire à chaque fois qu’elle est vue, et surtout avant la saillie, plutôt que de s’en remettre uniquement à la note prise à la maison.

Le muscle

Le muscle s’évalue à la palpation, en quatre endroits, et la question est la même partout : est-ce que cela semble plein et arrondi, ou est-ce que je sens l’os sous une fine couverture ? Palpez le crâne, au-dessus et en arrière des yeux. Palpez les épaules. Palpez le rein, de chaque côté de la colonne entre la dernière côte et les hanches. Palpez enfin les hanches. Chez une femelle qui allaite, le changement se voit d’abord au niveau du rein.

La perte de muscle et la perte de gras ne vont pas toujours de pair : elle peut garder son poids, garder sa note d’état corporel, et s’amincir malgré tout au niveau du rein. Comparez-la à son propre point de contrôle précédent plutôt qu’à un autre animal, car les races et les formats varient énormément. Quand vous le constatez, résistez à l’envie de passer immédiatement à un aliment plus riche en protéines. Une perte de muscle rend les protéines dignes d’être réévaluées, mais la quantité totale ingérée, la densité énergétique, une maladie ou une mauvaise absorption peuvent produire exactement le même constat. C’est un bilan nutritionnel et médical à faire avec votre vétérinaire.

Les photos

Prenez deux photos à chaque point de contrôle, une du dessus et une de profil à sa hauteur, avec le même éclairage à chaque fois. Cela coûte dix secondes et cela répond à un vrai problème : l’habitude masque les changements progressifs, une photo non. Deux clichés pris à quinze jours d’intervalle, côte à côte sur votre téléphone, trancheront en une seconde un débat que vous pourriez avoir avec vous-même pendant une semaine. Ils sont aussi simples à envoyer à votre vétérinaire quand vous n’êtes pas certain de ce que vous voyez.

Quand faire intervenir votre vétérinaire

J’utilise deux repères pour décider du moment où surveiller une tendance devient passer un appel. Soyons clairs sur ce qu’ils sont. Ce ne sont pas des valeurs seuils validées par un essai clinique. Ce sont les points que j’utilise en pratique pour éviter qu’un éleveur continue d’observer alors que la tendance part clairement dans le mauvais sens. Le premier est une perte de 2 points d’état corporel en 14 jours pendant l’allaitement. Le second est une perte de plus de 10 pour cent du poids post-partum en une seule semaine.

Le premier repère détecte une chute profonde. Le second détecte une chute rapide, chez une femelle dont la note d’état corporel n’a pas encore beaucoup bougé. L’un ou l’autre suffit, et aucun ne vous demande autre chose que ce que vous notez déjà. Il existe aussi un troisième repère qui n’a rien à voir avec des chiffres. Un appétit en berne, un abattement inhabituel, ou tout changement soudain dans son comportement avec la portée méritent un appel le jour même. Une tendance, on la suit. Un changement soudain, on appelle.

Ce que vous apportez change la conversation. Les pesées hebdomadaires, les notes d’état corporel, une note sur le muscle, ce qu’elle a réellement mangé, et des photos comparables. Ensemble, ils permettent à votre vétérinaire de voir la chronologie, la direction et la vitesse en quelques secondes. C’est un tout autre point de départ que « elle me semble plus maigre qu’avant ». Le suivi ne pose aucun diagnostic par lui-même, et ce n’est pas son rôle. Votre travail est de remarquer et de noter. Déterminer la cause et décider de la conduite à tenir revient à votre vétérinaire.

Ce que montre votre suiviCe qu’il faut faire
Poids stable, muscle plein, comportement normalTout va bien. Poursuivez les contrôles hebdomadaires.
1 point d’état corporel perdu en 14 joursVérifiez ce qu’elle mange réellement et refaites le point dans 7 jours
2 points d’état corporel ou plus perdus en 14 joursAppelez votre vétérinaire cette semaine
Plus de 10 pour cent du poids post-partum perdu en 1 semaineAppelez votre vétérinaire cette semaine
Poids stable, mais muscle qui s’amincit au niveau du reinAppelez votre vétérinaire ; bilan nutritionnel et médical
Perte d’appétit, abattement, ou changement soudain avec la portéeAppelez le jour même

Commencez par la prochaine femelle que vous prévoyez de faire reproduire

Pas celle qui allaite en ce moment. La suivante. Pesez-la, notez son état corporel, posez les mains sur son muscle, prenez les deux photos, et inscrivez ces quatre choses sur une ligne avec la date du jour. Répétez-le ensuite aux cinq points de contrôle : les mêmes trois signaux, dans le même ordre, à chaque fois.

Le système est volontairement réduit, parce qu’un système réduit est celui qui se fait encore au milieu d’une saison de mises bas. Le bénéfice, c’est de voir le changement tôt, quand il reste du temps pour comprendre ce qui le provoque et pour y remédier. L’alternative, c’est de reconstituer l’histoire après coup, de mémoire, quand la seule réponse honnête à « depuis quand ? » est que personne ne l’a écrit.

Les fondamentaux de l'elevage chien et chat - Serie e-mail gratuite du Dr Emmanuel Fontaine

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